23 juillet 2020

Les musées et le déconfinement

Le 20 avril dernier, en plein confinement, j'ai posté une série d'articles sur LinkedIn sur la stratégie à venir des musées, face à l'impact économique de la crise sanitaire sur le budget des musées de 2020 à 2022.

Ce scénario se vérifie aujourd'hui.

Un coup d'œil dans le rétroviseur de ces cinq derniers mois permet d'observer la stratégie qui a été suivie par les musées.


La stratégie à court terme des musées, pendant la période de confinement, a consisté à accueillir les employés en toute sécurité, et à suivre les directives des services de santé publique.
Dans certains pays, comme en Suisse, la plupart des musées sont restés ouverts mais avec un accès contrôlé. 

Mais partout, les mesures de sécurité, pendant ou après le confinement, processus souvent complexe, a nécessité la mobilisation de tous et absorbé a absorbé les énergies des uns et des autres.
Il en est de même concernant l'adoption de nouveaux outils de travail (vidéoconférence, télétravail, etc.), l'adaptation de la planification des expositions et des différents projets, le déploiement de nouvelles activités pour les publics et à distance via les outils numériques.
Dans les équipes plus étoffées, la période a été l'occasion d'un recentrement sur le travail sur les collections, sur l’inventaire et sur la recherche. 

Chacun a pu constater que les musées, dans toutes les parties du monde, ont fait preuve d’une incroyable inventivité pour rester en contact avec leurs visiteurs.

Cela  a amené les professionnels à mettre en œuvre de nouvelles compétences, notamment en ce qui concerne la médiation numérique. Développées avec "les moyens du bord" dans un premier temps, ces compétences devront être renforcées à l'avenir car les expériences menées ont confirmé l'efficacité et les promesses des dispositifs. Ceux-ci pourront enrichir l'éventail des activités proposées aux publics et surtout vont permettre de traverser la période transitoire et probable de déconfinement – reconfinement – re déconfinement, etc. qui nous attend.

La formation professionnelle dans ce champ est essentielle, comme elle l'est aussi pour les autres domaines de travail du musée : l'amélioration des compétences linguistiques, la formation en gestion, les formations liées à la conservation, etc. constituent  un investissement gagnant pour les institutions.

D’un point de vue émotionnel, la formation est un outil favorable à l’estime de soi dans un contexte éprouvant. C’est également un outil de résilience efficace, en permettant de rebondir après des périodes anxiogènes.

La formation permet aussi de faire face aux défis et d'assurer un management humain, tourné vers la garantie de l’employabilité des personnels des musées, dont la trajectoire professionnelle va forcément être impactée par les événements du nous vivons

Evidemment aujourd'hui, la formation présentielle est, elle aussi, tributaire des mesures de sécurité sanitaire. Mais il ne faut pas hésiter également à se saisir des programmes de formation à distance ou programmes hybrides. 

De mon côté, à destination des institutions culturelles, j'ai mis en place des propositions de formations à distance en substitution à des programmes prévus en présentiel. Je développe actuellement divers cours avec des formats variés : programmes à distance remplaçant, capsules de formation asynchrones sur 1h30, cours synchrones de 3h (2x1h30), etc.

Je posterai régulièrement des informations à ce sujet dans les semaines qui viennent.



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